Le Groënland, entre Dollars et Revolver …

Le nouveau président des Etats-Unis n’avait nullement évoqué dans sa campagne l’objectif d’intégrer le Canada et le Groënland comme nouveaux Etats de l’Union. Premier étonnement mais plus étonnant encore est sa façon de procéder.

  • Donald Trump part du principe que le (son) verbe est magique. Il suffit de parler haut et fort, et d’employer des arguments de puissance pour obtenir gain de cause. Certes, cela retient l’attention des médias et du public, mais crée de profondes frustrations chez ses interlocuteurs.
  • Cette démarche hyper-agressive va-t-elle dans la bonne direction ? On a le droit d’en douter. Le voyage de son propre fils au Groënland, en janvier, et le déplacement de son Vice-Président en Mars créent plus de répulsion que de séduction.
  • Le Groënland n’est pas un territoire « For sale’ en attente de propriétaire. Le Danemark y exerce sa souveraineté depuis le début du 18ème siècle. Il est depuis 1953 un territoire autonome de la couronne danoise, en route vers un processus d’indépendance. Les Etats-Unis y disposent déjà d’une base militaire.

L’annexion d’un territoire de plus de 2 millions de km² ne peut se comparer à l’achat d’un terrain par un promoteur. Il ne suffit pas de déposer des dollars sur la table, à côté d’un revolver. L’élection législative en février a rassemblé la population contre les visées américaines. L’analyse stratégique et géopolitique peuvent être justes. Elle doit être accompagnée d’un juste savoir-faire, et ….faire-savoir….
Le Groënland n’est pas un très très grand terrain de golf…blanc…!

📺 Intervention de Gérard Vespierre sur France info du 28 mars 2025